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RVI (indice de végétation en rapport)
Définition
L’indice de végétation en rapport (RVI) est l’un des plus anciens et des plus simples indices de végétation, calculé comme le rapport entre les réflectances du proche infrarouge (PIR) et du rouge. Il exploite la propriété spectrale fondamentale d’une végétation saine : forte réflectance dans le PIR et faible dans le rouge à cause de l’absorption de la chlorophylle.
Application
Le RVI sert à la détection de base de la végétation, à l’estimation de la biomasse et comme composante d’indices plus complexes. De par sa simplicité, il est précieux à des fins pédagogiques, pour l’analyse de données historiques (notamment des premières données Landsat) et dans des systèmes aux capacités de traitement limitées. Il est aussi utilisé en foresterie pour la cartographie de la biomasse et en agriculture pour le suivi des cultures.
FAQ
Quelle est la formule du RVI ?
RVI = PIR / Rouge. Contrairement aux indices normalisés, le RVI n’a pas de borne supérieure ; les valeurs vont généralement de 0 à plus de 20, les valeurs plus élevées indiquant une végétation plus dense et plus saine. Le sol nu a généralement des valeurs autour de 1, tandis que l’eau peut avoir des valeurs inférieures à 1.
Comment le RVI se compare-t-il au NDVI en termes de sensibilité ?
Les principales différences sont :
1) Le RVI a une plage dynamique plus large et sature moins que le NDVI aux fortes biomasses ;
2) Le RVI est plus sensible aux effets atmosphériques et aux variations du fond de sol ;
3) La plage non bornée du RVI le rend moins intuitif à interpréter directement et exige des seuils propres à chaque scène ;
4) Le RVI montre une relation non linéaire avec les paramètres de végétation, tandis que le NDVI est plus linéaire.
Quels sont les avantages du RVI malgré sa simplicité ?
Les avantages incluent :
1) Une simplicité extrême et une grande efficacité de calcul ;
2) Une continuité historique avec les premières études de télédétection ;
3) Une bonne sensibilité aux fortes biomasses où les indices en rapport comme le NDVI saturent ;
4) Une interprétation physique directe comme contraste entre absorption de la chlorophylle et diffusion foliaire.
Quelles sont les principales limites du RVI ?
Les principales limites incluent :
1) Une forte sensibilité au fond de sol, surtout en végétation clairsemée ;
2) Une forte influence de la diffusion et de l’absorption atmosphériques ;
3) Une plage non bornée qui exige une analyse propre à chaque scène ;
4) Sa nature non normalisée rend les comparaisons entre scènes difficiles.
