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PSRI (indice de réflectance de sénescence des plantes)

Définition

L’indice de réflectance de sénescence des plantes (PSRI) est un indice de végétation conçu spécifiquement pour détecter la sénescence et le stress des plantes en quantifiant l’abondance relative des pigments caroténoïdes par rapport à la chlorophylle. Il exploite les décalages spectraux de réflectance qui se produisent lorsque les feuilles vieillissent et que la chlorophylle se dégrade, révélant les caroténoïdes sous-jacents qui absorbent moins dans les régions du bleu et du rouge.

Application

Le PSRI sert principalement à surveiller le vieillissement des feuilles, évaluer le stress des plantes (notamment les carences en nutriments), prévoir la maturité des cultures et le moment optimal de récolte, et étudier la dynamique saisonnière de la végétation dans les écosystèmes agricoles et naturels. Il est particulièrement précieux en viticulture, dans les vergers, et pour suivre la santé des forêts et la phénologie automnale.

FAQ

Quelle est la formule du PSRI ?

Le PSRI se calcule généralement ainsi : PSRI = (Rouge − Bleu) / BordRouge. Cette formulation utilise la différence entre les réflectances du rouge et du bleu, normalisée par la réflectance du bord rouge, pour saisir le rapport caroténoïdes/chlorophylle. Certaines variantes utilisent le PIR au lieu du bord rouge, mais la version avec le bord rouge est généralement plus sensible à la sénescence.

Que signale une valeur élevée de PSRI ?

Une valeur élevée de PSRI indique une hausse des pigments caroténoïdes par rapport à la chlorophylle, signe caractéristique de la sénescence foliaire, d’un stress nutritionnel (notamment une carence en azote), de la sécheresse ou d’autres stress environnementaux. Elle signale une capacité photosynthétique réduite et précède souvent le jaunissement ou le brunissement visible des feuilles.

Quels types de capteurs faut-il pour calculer le PSRI ?

Le PSRI exige des capteurs dotés d’au moins trois bandes spectrales :

1) Bande bleue (autour de 450–500 nm) ;

2) Bande rouge (autour de 650–680 nm) ;

3) Bande du bord rouge (autour de 700–730 nm) ou bande PIR. On utilise généralement des capteurs multispectraux agricoles (par ex. Sentinel-2, drones équipés de caméras RedEdge).

Quelles sont les principales limites du PSRI ?

Les limites incluent :

1) La sensibilité au fond de sol et aux effets atmosphériques, surtout en végétation clairsemée ;

2) La nécessité d’une bande du bord rouge pour une performance optimale, ce qui limite l’usage avec certains capteurs ;

3) Il peut être brouillé par d’autres facteurs qui affectent les rapports de pigments, comme les différences d’espèces ou les propriétés de surface des feuilles ;

4) Il peut ne pas distinguer la sénescence de certaines carences en nutriments sans données supplémentaires.

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